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Volta Als Ports Andorra

23072015

Volta Als Ports Andorra le 12 juillet 2015 à La Massana (Andorre)

Depuis longtemps, j’avais envie de découvrir les cols andorrans. C’est maintenant chose faite après ma participation à la Volta Als Ports Andorra (tour des cols d’Andorre en français) dont le départ est situé à La Massana, un des villages de la station de ski de Vallnord.

ANDORRE 3

La participation était limitée à 1200 concurrents dont la moitié avait choisi comme moi le grand parcours très exigeant avec un dénivelé cumulé de 3400 mètres sur seulement 113 kilomètres avec quatre belles ascensions de haute montagne : alto de la Rabassa  (1821m -13,8 km à 6,6%), alto de la Comella (1350m – 4,3 km à 8,1%), col d’Ordino (1980 m – 16,5 km à 5,3%) et La Coma d’Arcalís (2225m – 18 km à 5,2%).

circuit volta ports andorra

L’épreuve s’est déroulée dans des conditions caniculaires dont je commence à avoir l’habitude cette année mais que j’ai beaucoup de mal à supporter ce qui m’oblige à rester très prudent et à surveiller constamment mon rythme cardiaque pour ne pas me mettre dans le rouge, d’autant que le niveau moyen était très relevé.

Après un début de parcours est très roulant, le début de l’ascension de la Rabassa surprend avec deux kilomètres à plus de dix pour cent et des passages à 14%. J’ai eu la surprise d’entendre un « allez Pierre » et de voir au bord de la route mon ami Pierre Bonnet, reporter à Top Vélo, venu faire un reportage sur l’épreuve. La suite de ce col est plus facile et j’ai atteint le sommet sans trop de difficulté. Après une descente très sinueuse, venait la courte et raide ascension de la Comella, très connue des cyclistes car la Vuelta et le Tour de Catalogne l’ont très souvent emprunté. Je me suis senti à l’aise dans cette montée et je l’ai sans doute effectuée trop vite. En effet, de retour dans la vallée d’Andorre la Vieille, nous devions remonter les premiers kilomètres du célèbre Port d’Envalira qui mène vers la France jusqu’à Canillo  sur une route très large et souvent rectiligne présentant quelques passages très raides et sous un soleil de plomb qui m’a assommé. A Canillo, le parcours quittait la route d’Envalira pour prendre la petite route en lacets du très joli col d’Ordino totalement exposée au soleil. Quelques riverains avaient sorti les tuyaux d’arrosage pour rafraîchir les concurrents mais j’ai trouvé cette ascension interminable et me suis fait rattraper par plusieurs concurrents que j’avais distancés dans la Comella.

Une longue descente avec de nombreux virages en épingle nous menait ensuite dans la vallée d’Ordino où la température dépassait 35 degrés. Après une dizaine de kilomètres de faux plats montants, le ravitaillement situé à El Serrats (km 103) m’a permis de me rafraîchir un peu avant d’attaquer la montée finale de dix kilomètres vers Arcalis, connue depuis que Jan Ullrich s’y était révélé au grand public en remportant une étape du Tour de France. Après une montée assez laborieuse, mes efforts ont été récompensés par le splendide paysage de haute montagne de la Coma d’Arcalis à 2225 mètres d’altitude au pied des grands sommets andorrans.

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Au final, je classe modestement  378ème en 6h15 à deux heures du premier, Damien Howson, professionnel de l’équipe Orica Green Edge.

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Je suis ravi de ma participation à cette épreuve très bien organisée qui m’a permis de découvrir Andorre et me donne envie d’y revenir pour gravir d’autres cols.

Pierre GADIOU




Une Marmotte caniculaire

10072015

Une Marmotte caniculaire sur un parcours inédit – 4 juillet 2015 à Bourg d’Oisans

 

7500 concurrents, dont une majorité d’étrangers principalement hollandais, belges et danois  étaient au départ de La Marmotte à sept heures du matin dans les rue de Bourg d’Oisans alors que le thermomètre affichait déjà vingt degrés.

marmotte départ

Je ne supporte pas la forte chaleur et ma seule ambition était de terminer en bon état à l’Alpe d’Huez.

La fermeture du tunnel du Chambon pour cause de glissement de terrain a contraint les organisateurs de la Marmotte à proposer cette année un parcours inédit aux caractéristiques proches du parcours traditionnel avec une distance de 175km et 5100 mètres de dénivelé (en fait 5435 m sur mon compteur à l’arrivée) .

Les traditionnels cols du Télégraphe, du Galibier et du Lautaret ont été remplacés par les cols de Maurienne qu’empruntera également le Tour de France 2015: les fameux lacets de Montvernier, le col du Mollard et le col de la Croix de Fer.

Le parcours débutait comme tous les ans par l’ascension de 24 km et 1152m de dénivelé du col du Glandon (1924m) dans lequel un groupe d’une vingtaine de coureurs se détacha en tête de course. J’ai adopté un rythme régulier dans cette montée en veillant à ne jamais dépasser 150 BPM sur mon cardio-fréquence-mètre et j’ai atteint le sommet sans difficulté particulière.

marmotte sommet glandon

La descente délicate sur la vallée de la Maurienne, neutralisée jusqu’à Saint-Etienne de Cuines pour des raisons de sécurité, permettait de récupérer avant d’attaquer la montée des lacets de Montvernier, exposée au soleil et dans lesquels la température commença à s’élever sérieusement. Cette montée très médiatisée par le passage du Tour 2015 m’a un peu déçue car si elle est surtout très spectaculaire vue de loin. L’italien Stefano Sala profita de cette montée pour s’échapper en solitaire et ne devait plus être revu par ses poursuivants. Quelques kilomètres sur la route nationale surchauffée jusqu’à Saint-Jean de Maurienne conduisait ensuite au pied des quinze kilomètres d’ascension du col du Mollard (1630 m) sur une route très sinueuse et ombragée en forêt. Je me suis bien arrosé au pied du col pour refroidir le moteur et j’ai grimpé à un bon rythme en veillant toujours à ne pas me mettre dans le rouge. Je me suis à nouveau bien arrosé au ravitaillement d’Albiez.

marmotte col du mollard

Au sommet, la vue magnifique sur les Aiguilles d’Arves récompensait les efforts avant une belle descente menant sur la route du Col de la Croix de Fer (2058 m) à quatorze kilomètres du sommet. Jusqu’à Saint-Sorlin d’Arves, la pente modérée ne posait pas de problème mais sur les six derniers kilomètres, la route beaucoup plus raide avec des passages à plus de 10% et une chaleur suffocante rendirent la progression très difficile. Nous pouvions néanmoins profiter d’une vue magnifique sur les neiges éternelles du pic de l’Etendard (3 464 m).

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marmotte sommet croix de fer

Après une rapide descente par le col du Glandon, mieux valait se trouver dans un groupe pour parcourir les neuf kilomètres de faux plat face au vent jusqu’au Bourg d’Oisans. Un ravitaillement permettait de s’y rafraichir  – c’est-à-dire de se verser quelques bidons d’eau froide sur la tête – avant d’attaquer les vingt et un virages mythiques de la montée de treize kilomètres et 100 mètres de dénivelé vers l’Alpe d’Huez dans une atmosphère caniculaire (41° degrés à mon compteur).

marmotte montee  alpe d huez

Comme de nombreux concurrents, je me suis arrêté plusieurs fois dans les rares endroits à l’ombre et le point d’eau avec jet d’eau situé au milieu de l’ascension était bienvenu pour tous. Le premier à franchir la ligne d’arrivée fut Stefano Sala en 5h54. Il devance le hollandais Kenny Nijessen de deux minutes et Loïc Ruffaut premier français de trois minutes. Je me classe 2829ème en 10h25. 4678 concurrents seulement sont classés sur les 7500 partants, les autres ayant abandonné ou étant hors délai ce qui témoigne de la difficulté exceptionnelle de cette Marmotte due à la canicule. J’ai atteint mon objectif qui était de terminer en bon état. J’aurais sans doute pu aller plus vite mais j’ai préféré jouer la prudence avec une telle météo.

marmotte arrivee 2

Il convient de souligner l’excellente organisation de cette Marmotte 2015 par Sport Communication, au niveau de la sécurité avec de très nombreux signaleurs et des panneaux indiquant tous les passages dangereux, au niveau des ravitaillements bien placés et bien fournis avec de nombreux points d’eau indispensables avec la canicule, au niveau de la fluidité du retrait des dossards, de la distribution des repas, de la remise des diplômes.

Le seul point noir à signaler concerne l’état des routes jonchées de déchets par endroit après le passage des coureurs. Les organisateurs de La Marmotte rappellent  pourtant souvent via le site internet de l’épreuve, les plaquettes et les instructions données au départ sur la nécessité de respecter l’environnement mais la masse des participants aux grandes épreuves réunissant plusieurs milliers de cyclistes ne sont pas des participants réguliers et ne sont donc pas suffisamment conscients de la nécessité de conserver ses déchets pour les jeter dans des endroits appropriés.

Je suis ravi de cette première expérience sur La Marmotte qui mérite bien sa réputation mondiale de belle cyclosportive difficile.

Pierre Gadiou

 




L’Ariégeoise 2015

8072015

L’Ariégeoise, le 27 juin 2015 à Tarascon sur Ariège: une valeur sure !

L’Arégoise a une nouvelle fois battu son record de participation en 2015 avec 4 648 inscrits.

Le grand beau temps prévu par la météo a été un peu contrarié par une brume tenace qui a enveloppé les sommets pendant toute la matinée mais a cependant eu l’avantage de maintenir une température idéale durant toute l’épreuve.

C’était ma douzième participation à cette très belle épreuve.

Trois beaux parcours permettant d’admirer les paysages somptueux de la montagne ariégeoise étaient proposés. 1112 participants dont je faisais partie ont choisi le grand parcours de 168 km et 3600 mètres de dénivelé ce qui constitue également un nouveau record.

Au départ, Jean-Claude Echeyne, grand artisan de l’essor de l’Ariégeoise dont il a assuré la présidence pendant de nombreuses années a passé avec émotion le flambeau à Patrice Vidal, son successeur en présence de deux grands autres organisateurs de cyclosportives : Roberto Iglesias (La Quebrantahuesos) et Jean-Pierre Devise (L’Héraultaise)

ariegeoise 2015 départ

Après un départ très rapide sur les rives de l’Ariège jusqu’à Foix, la préfecture de l’Ariège, dominée par son imposant château médiéval, la longue et irrégulière ascension du col du Portel (1 432 mètres) constituait la première difficulté du jour et je l’ai gravi à bonne allure en compagnie de mon ami Laurent Lespagnol qui est resté avec moi afin de préserver ses forces en vue de sa participation à la Midi Libre Cycl’Aigoual le lendemain. La descente sur une route étroite et très humide s’avéra délicate malgré les nombreux panneaux signalant les virages dangereux et Laurent et moi n’avons pris aucun risque en descendant à une allure d’escargot et en nous faisant doubler par d’autres concurrents plus téméraires.

ARIEGEOISE 2015 2

Dans la vallée, un regroupement s’est opéré et nous nous sommes retrouvés dans un groupe d’une trentaine de emmené le plus souvent par Laurent. Nous avons rattrapé de nombreux concurrents avant l’ascension du col de la Core (17 km à 5,1%) qui est au programme du prochain Tour de France que nous avons grimpé ensemble à bonne allure. Le sommet était malheureusement noyé dans le brouillard.

Une descente sinueuse et assez technique suivi d’une longue vallée en faux-plat montant, dans laquelle j’ai à nouveau profité de l’abri de Laurent, conduisait ensuite à Aulus-les-Bains où un ravitaillement permettait de reprendre des forces avant d’attaquer la grosse difficulté du jour  et le point culminant de l’épreuve : le col d’Agnès (1570 mètres) et ses 10 km à 8,2% de pente moyenne. Ce col, un des plus beaux des Pyrénées, se situe dans un cadre magnifique mais parut interminable aux moins entraînés. J’ai bien négocié cette ascension mais j’ai néanmoins dû laisser filer Laurent pour ne pas me mettre dans le rouge. Dans cette ascension située dans le Parc Naturel Régional  des Pyrénées Ariégeoises et également empruntée par les concurrents du petit parcours, certains se sont malheureusement délestés de leurs emballages et de leurs tubes en plastiques malgré les annonces faites au départ par les organisateurs qui depuis l’origine se sont toujours inscrits dans une démarche éco-citoyenne.

col d'agnes

Au sommet et dans la courte descente jusqu’à l’Etang de Lers, un paysage somptueux récompensait les efforts. Il ne restait alors plus qu’à gravir les quatre kilomètres du Port de Lers où de nombreux spectateurs étaient présents pour encourager les concurrents, avant de plonger sur le petit village d’Auzat où était située l’arrivée.

Guillaume de Almeida de Montauban,  déjà vainqueur en 2011, fut le premier à franchir la ligne d’arrivée du grand parcours en 5h20 tandis que les derniers en terminaient en 10h29, preuve que l’Ariégeoise est bien une épreuve de cyclisme pour tous.

Personnellement, je me classe 401ème en 7h12 à 23,3 kmh de moyenne et 12ème de la catégorie sur 68 classés, c’est mon meilleur classement sur cette épreuve.

Comme tous les ans, il convient de saluer la remarquable organisation de l’Ariégeoise qui repose sur le dévouement de 750 bénévoles pour assurer la sécurité, l’accueil, les ravitaillements …

Malgré son succès, l’Ariégeoise reste une épreuve conviviale à taille humaine. Les cyclistes qui viennent une fois ont envie de revenir, d’autant que les circuits changent chaque année et permettent de découvrir des aspects différents du magnifique département de l’Ariège.

Pierre Gadiou




Les Copains -Cyfac 2015

7072015

pour cette édition 2015 le grand parcours sera annulée par décision préfectorale suite à la canicule.

Il reste donc 2 circuits ,le 111 km et 83 km.

Laurent et moi sommes engagés sur le 111 km.Le départ à été avançé à 7h30 pour que les coureurs ne souffrent pas trop de la canicule.

Départ rapide avec quelques faut plats sur les 9 premiers kilomètres puis premier col de Chemintrand 14km de montée entre 1 et 5 %.

Je monte tranquillement mais je sents que les jambes ne sont pas là….on verra plus tard. Légère descente puis on remonte sur le col des Supeyres,

pas trés pentu, ces un col de 18 km n’ayant pas de gros pourcentage mais la chaleur commençe à se faire sentir .Une fois le sommet passé magnifique descente sur 14 km.Il faut savoir que la circulation,en ses inverse

est totalement neutralisée sur l’ensemble du parcours.On peut couper les virage style tour de France.Je suis avec un petit groupe et nous entamons les quelques kilomètres de plat qui nous sépare du dernier col.Le col des Fourches

est composé d’une première partie de 4 km avec des passages à 10 % une descente de  3 km et une deuxième partie montante de 4 km avec des passage à 7 %.Evidemment mes jambes que je ne sentais pas au début de l’épreuve ,

me lâche encore une fois et comme la semaine dernière dans les Alpes.Avec la chaleur c’est  un calvaire et je ne suis pas le seul certains montent les gros pourcentage à pied.

Bon en haut belle rècompence une descente de 11 km, large avec un bitume au top.On descend à 4 à vitesse grand V.

Je passe la ligne en 4h34mn  et 24,5 km h de moyenne.Je ne suis pas trop content de cette performance et je pense que cette semaine de canicule est une grosse fatigue a joué sur mon organisme.

Le top est l’organisation de cette course que je vous conseille.Laurent fera peut être un petit compte rendu de sa course

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La Béarn Cycl’Espoir 2015

1072015

La Béarn CyclEspoir : le 21 juin 2015 à Oloron Sainte-Marie (Pyrénées Atlantiques)

Au lendemain de la Quebrantahuesos (200 km et 3700 mètres de dénivelé), je me suis lancé un petit défi personnel en prenant le départ de la Béarn Cycl’Espoir organisée par mes amis de l’UFOLEP 64.

patrouille depart bce 2015

 

L’AS Meudon était également représentée par Laurent Guilmeau qui participe cette année aux épreuves du Trophée National UFOLEP.

La Béarn Cycl’Espoir est une cyclosportive à but humanitaire dont les bénéfices sont reversés à la recherche sur la terrible maladie de Charcot.

Un soleil généreux a permis aux 430 participants de l’édition 2015 de profiter pleinement des splendides paysages des Pyrénées béarnaises.

Près de 200 concurrents dont Laurent et moi-même ont choisi le grand parcours de 140 km et 2900 mètres de dénivelé qui permettait de visiter les trois vallées béarnaises (Ossau, Aspe et Baretous)

Avant le départ, Jean-Jacques Téchené, l’organisateur de l’épreuve, a rendu un émouvant hommage à son ami Pierre Brandalise, cyclosportif passionné et médecin bénévole de la Béarn Cycl’Espoir, décédé dans des circonstances atroces après s’être fait renversé par un chauffard alors qu’il roulait en vélo à proximité de Pau.

Peu après le départ, nous devions gravir  la côte du Bois du Bager et j’ai senti que mes jambes ne répondaient pas comme la veille et j’ai dû me résoudre à laisser filer le gros du peloton et à attendre un groupe d’attardés. Dans la vallée d’Ossau, nous pouvions admirer au sud la fière silhouette Pic du Midi d’Ossau (2884m), haut lieu du pyrénéisme, avant d’attaquer les premières rampes assez raides du col de Marie Blanque que j’ai dû gravi avec mon plus petit braquet (34X32) en parvenant à rester au contact des autres cyclistes de mon groupe.

Marie Blanque

Sur le plateau du Benou situé au milieu du col, il restait quelques déchets suite au passage des 8500 concurrents de la Quebrantahuesos le jour précédent, mais fort heureusement beaucoup moins que les années précédentes – voir le compte-rendu de cette épreuve.

benou

La descente vers la vallée d’Aspe par le versant ouest était propice à de belles pointes de vitesse dans les fortes pentes des quatre premiers kilomètres à plus de douze pour cent bien connues des amateurs de cols raides.

Les travaux de réhabilitation de la voie ferrée Pau-Canfranc, symbole de la défense de l’environnement dans le Béarn, avaient contraint les organisateurs à modifier le parcours en dernière minute et à supprimer le col d’Ichère, qui ne m’a pas manqué, pour rejoindre directement Arette et la vallée de Baretous par le village d’Issor où se situait un ravitaillement aux couleurs de l’AS Meudon car notre président Jean-Jacques Kerdraon et mon épouse Catherine étaient à la manœuvre.

Se dressait alors le col du Soudet, un des cols les plus difficiles des Pyrénées, qui est cette année au programme du Tour de France pour la première fois dans l’étape arrivant dans la toute proche station de la Pierre Saint-Martin. A cette occasion, la montée était chronométrée et faisait l’objet d’un classement et de la remise d’un trophée. De nombreux concurrents furent surpris par la raideur de la pente avec des passages à 15 % au début et sept kilomètres à plus de 10% de moyenne. Je connais bien cette montée et je l’ai abordé très prudemment à nouveau sur mon développement de 34X32. Les jambes s’améliorant au fil des kilomètres, dans la deuxième partie du col j’ai rattrapé plusieurs concurrents dont certains étaient contraints à la marche.

Le paysage lunaire du karst de La Pierre Saint-Martin étonna les cyclistes qui ne connaissaient pas la région.

Après quelques kilomètres de descente, le parcours rejoignait le col d’Issarbe par une montée de cinq kilomètres en pente douce sur laquelle certains concurrents durent s’arrêter pour laisser passer des troupeaux de brebis – un des charmes des cols pyrénéens. Malheureusement, quelques indélicats s’y délestèrent de leurs maudits tubes de gel énergétique en plastique. La descente vers Lanne en Baretous sur une route très dégradée par endroit nécessitait la plus grande prudence.

issarbe troupeau

Dans la vallée, des regroupements s’opéraient et j’ai pu parcourir les vingt derniers kilomètres quasiment plats à plus de trente à l’heure dans un groupe de cinq coureurs

Sébastien Pillon de Montauban fut le premier à franchir la ligne devant Loïc Herbreteau, ancien vainqueur de l’épreuve. Laurent Guilmeau se classe 84ème en 5h14 en réalisant une très belle moyenne de 28,66 km/h sur un tel parcours. En ce qui me concerne, je termine 163èmesur 197 classés en 6h04 à 24,7 km/h, très satisfait d’avoir réalisé mon petit défi personnel consistant à enchaîner deux cyclosportives de montagne en deux jours.

Le repas à base de produit locaux et la remise des trophées se déroulèrent ensuite dans une ambiance très chaleureuse entretenue par l’air du  Vino Griego, hymne bien connu dans les fêtes du sud-ouest. Ce fut également l’occasion de se souvenir avec nostalgie de quelques grands moments du cyclisme local avec la présence de Marcel Queheille surnommé « le diable rouge », excellent grimpeur, vainqueur de l’étape Bordeaux- Bayonne du Tour de France 1959, toujours prêt à raconter les anecdotes de ses ascensions avec Jacques Anquetil ou Charly Gaul.

Raymond Mastrotto, surnommé le Taureau de Nay », vainqueur de l’étape Luchon Pau en 1967 était également à l’honneur à l’occasion de la publication de sa biographie dont l’auteur Didier Béoutis était présent.

Bravo et merci à Jean-Jacques Techené et à toute son équipe de bénévoles pour la qualité de l’organisation et l’ambiance conviviale et festive de cette journée qui donne vraiment envie de revenir.

Pierre Gadiou







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