Ronde Van Vlaanderen Cyclo : 2 avril 2016

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Pour la septième fois, je n’ai pas résisté à l’envie de participer au Tour des Flandres Cyclo dont c’était la 25ème édition, la veille de la 100ème édition de la course des professionnels.

J’adore le parcours atypique et pittoresque de ce monument du cyclisme qui tournicote dans les Ardennes Flamandes et gravit une quinzaine de monts dont sept sur des pavés.

Sur les 16 000 participants venant de 52 pays, 4000 dont moi-même avaient choisi le grand parcours de 230km, presque identique à celui des professionnels. Quatre autres meudonnais (Vincent Boucherie, Paulo Alves, Bernard Fourmi et Pascal Vanhoute) avaient choisi le parcours de 132 kilomètres accompagnés sur une partie du parcours par Fred Millet qui a remis ça le lendemain juste avant les pros sur sur un parcours réservé aux journalistes et VIP.

Le départ en musique au pied du beffroi de Bruges sur la célèbre place du Markt  éclairée par des torches était particulièrement impressionnant.

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Le ciel s’est assombri progressivement au cours de la journée mais sans pluie à la différence de l’édition 2015 durant laquelle j’avais été copieusement arrosé. La température n’était que de quatre degrés au départ et n’a pas dépassé douze degrés dans l’après-midi.

Les cent premiers kilomètres sans difficulté nécessitaient une grande concentration pour éviter les chutes et se maintenir dans des groupes afin de se protéger du vent heureusement moins fort que la semaine précédente sur Gand-Wevelgem.

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A partir du 110ème kilomètre, les côtes pavées ou asphaltées mais toujours raides, les secteurs pavés et les liaisons exposées au vent s’enchaînaient jusqu’à l’arrivée.

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Chaque fois, je vis ce Ronde comme un jeu consistant à franchir un obstacle pour avoir le droit de franchir le suivant et je ne vois pas le temps passer.

Grâce à mon bon entraînement hivernal, j’ai progressé à bonne allure toute la journée, sans forcer malgré quelques douleurs lombaires dans les secteurs pavés où il est plus que délicat de se mettre en danseuse pour soulager ces fichues vertèbres..

Je me suis régalé dans les ascensions des monts pavés qui ont fait la légende de cette épreuve : Molenberg, Eikenberg, Taienberg, Kruisberg, Oude Kwaremont.

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En revanche, dans les deux monts les plus raides (Koppenberg et Paterberg), j’ai été contraint de finir à pied en raison de concurrents attardés du petits parcours qui obstruaient le passage … mais je les ai déjà grimpés sur le vélo, donc j’ai pris mon mal en patience et usé mes cales dans la bonne humeur générale …

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Après 230 km, 15 côtes, 1900 mètres de dénivelé et neuf heures sur le vélo à 26 kmh de moyenne , j’étais ravi de franchir la ligne d’arrivée des pros au bout d’une interminable ligne droite avant de rejoindre la grande place d’Oudenaarde qui avait des airs de fête populaire avec de la musique, des terrasses des cafés bondées de touristes et de cyclistes.

J’ai ensuite pris le train en direction de Bruges où était garée ma voiture en compagnie de trois cyclistes anglais avec lesquels j’ai eu le plaisir de discuter pendant une bonne heure, de quoi me donner envie de participer à une épreuve outre-manche dans le Lake District avec des côtes paraît-il encore plus pentue que dans les Flandres … 

Le lendemain après-midi,  je me suis régalé devant ma télé en regardant l’arrivée des pros confirmant s’il en était besoin la sélectivité de ce parcours de légende que tout passionné de cyclisme se doit de faire au moins une fois dans sa vie !

Pierre Gadiou

 




Gand-Wevelgem Cyclo le 26 mars 2016

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Plusieurs membres du club s’étant désistés, nous n’étions finalement que quatre meudonnais au départ de Gand-Wevelgem Cyclo qui se déroulait la veille de la course des professionnels : Jean-François Calandri et moi-même sur le grand parcours de 220 km, Jean-Jacques Kerdraon et Norbert Sabotier sur le parcours de 130 km.

Cette édition s’est déroulée sous un ciel couvert mais sans pluie et donc sur route sèche. Un fort vent de sud-ouest très éprouvant a soufflé toute la journée.

Après nous être fait doubler par quelques avions flahutes, nous avons réussi vers le quinzième kilomètre à nous intégrer dans un groupe dont l’allure nous convenait. Malheureusement, suite à une crevaison de Jean-François, nous nous sommes retrouvés tous les deux à lutter contre le vent et une erreur de parcours nous a contraints à revenir sur nos pas sur cinq kilomètres pour reprendre le bon chemin.

Les 110 premiers kilomètres sur des petites routes de la campagne flamande étaient quasiment plats mais particulièrement usants en raison du vent et des très nombreux changements de direction.

Ce fut pour moi un soulagement d’aborder la seconde partie du parcours, située principalement en France dans les Monts des Flandres, plus vallonnée et un peu moins exposée au vent.

La première difficulté était la pittoresque ascension d’environ 1,5 km du Mont Cassel par une route agricole en mauvais état avec un passage à 19% menant à la Porte d’Aire et à la place pavée de Cassel.

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Suivaient ensuite la classique ascension du Mont des Cats avec un passage à 15% à la fin et une série d’autres monts plus courts jusqu’au km 140.

Une portion plate d’une trentaine de kilomètres dans le vent nous conduisait ensuite vers une autre série de monts se terminant par l’ascension du Kemmelberg, difficulté emblématique de Gand-Wevelgem. Cette année, pour la première fois depuis 1976, ce mont mythique était abordé par son versant ouest, long de 2,5 kilomètres et présentant une pente moyenne de 4,4% et surtout un passage en pavés à 23 % dans lequel malgré mon développement de 34×28, j’étais à la limite de l’équilibre alors que ma roue avant avait tendance à décoller. Pas étonnant que ce soit là que Sagan et Cancellara ont lâché leurs adversaires !

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Kemmelberg

 

Il ne restait alors plus qu’à rentrer à Wevelgem par 35 kilomètres de routes plates, sinueuses et ventées. Au dernier ravitaillement, j’ai eu la surprise de retrouver Didier et François, deux amis rémois de la Patrouille Eco Cyclo partis une heure avant nous. Au passage, nous avons pu admirer la Halles aux Draps et le beffroi d’Ypres, de superbes monuments de style gothique devant lesquels nous avons fait une photo souvenir.

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A l’arrivée, le compteur indiquait 230 kilomètres, 1600 mètres de dénivelé et une moyenne de 25 kmh et les jambes avaient leur compte.

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Comme d’habitude en Belgique, nous avons terminé cette belle journée autour d’une bonne bière de marque Kwaremont, tiens c’est amusant, celui-là je vais le grimper au Tour des Flandres …

Pierre Gadiou




Corima drôme provençale

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Ma saison cyclosportive commançait ce dimanche 20 mars 2016 par la corima drôme provençale.Je me suis inscrit sur le parcours de 110 km avec ces 1600 métres de dénivellé.

L’hôtel ou je me trouve est juste devant la ligne de départ et dés 8h00 les premiers se positionnent.pour un départ à 9h30 ils sont sur de ne pas le louper.

Pour ma part je m’y présente à 9h15 et evidemment je suis en fond de SAS , mon objectif n’étant pas de finir dans les 10 premiers (ça c’était avant)mais de finir sous la barre des 4 heures.

J’ai 8° sur le compteur au moment du départ et la température montra jusqu’ a 15°, celui ci se fait assez tranquillement puisque l’organisation neutralise jusqu’à la sortie de Montélimar.Avec 2113 participants dont 1052 sur le 110 km

il est facile de trouver le groupe qui convient.La premiére cote intervient très tôt mais sans réel difficultés.On enchaine la cote d’Allan,le col du Colombier,la cote de Citelle, le serre du Turc avant d’arrivée au ravito de Dieulefit à 54 km de Montélimar.

Petit arrêt afin de remplir les bidons et de manger quelques pâtes de fruit.Je repart seul afin d’attaquer le col de Pertuis.Je rejoint des concurrents qui finiront par composer un groupe d’une dizaine de coureurs.Arrivée en haut du col on descend sur Fêlines

et remonte la cote du même nom puis il ne reste plus que du plat et faut plat jusqu’à l’arrivée.Le compteur affiche entre 38 et 40 km/h pendant les 20 dernier kilométre…une belle partie de manivelle pour finir cette belle cyclosportive avec une organisation

au  top.

Mon objectif est atteint ,les 110 km en 3:59:08 à une moyenne de 27,6 km/h

 

 

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Paris Velo Festival

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Ce matin au départ de la premiére cyclosportive dans Paris nous étions 6 coureurs de l’ASMeudon.Le coup d’envoi est donné à 8h00 sur une musique d’ACDC. Evidemment la vitesse du compteur s’affole et au passage sous le tunnel de la concorde il affiche 59 km/heure .je tiens le premier tour mais je saute rapidement,Brice tiens les roues, je me retrouve dans un deuxième groupe.Les tours s’enchainent et je resaute dans un troisième groupe car les jambes sont lourdes ,la vitesse est trop élevée.Ce fut une bonne partie de manivelle sur un circuit tracé sur les quais de seine entièrement sécurisé.Voici le classement  706 coureurs sont arrivés dans les délais.

 

 

1.CERESA   TIMOTHE                   Villard de Lans         1h31mn58s

86.SERAPHIN BRICE                       ASMeudon                1h32mn24s

92. GLUCKMAN CHRISTIAN        ASMeudon                1h32mn26s

171. BURNSIDE ALAN                    ASMeudon                 1h36mn12s

207. FONTAINE THIERRY            ASMeudon                1h36mn24s  40 km/h de moyenne.

496. BOILLOT PHILIPPE             ASMeudon                 1h53mn55s

588.MERCIER ANNE SOPHIE   ASMeudon                  2h02mn18s

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Granfondo Roma 2015

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Granfondo Roma le 11 octobre à Rome (Italie)

Une belle fête du vélo dans la ville éternelle

La Patrouille Eco Cyclo dont je fais partie étant présente sur le Granfondo Roma, Catherine et moi avons saisi cette occasion pour allier vélo et tourisme en passant quelques jours à Rome.

En effet, le Granfondo Roma est un événement cycliste remarquable qui permet d’associer tourisme, sport et culture dans le cadre grandiose de Rome, la cité éternelle.

En arrivant le jeudi matin à l’aéroport de Rome, j’ai eu la mauvaise surprise de ne pas trouver mon vélo à l’arrivée. Après recherche, mon vélo a fort heureusement fini par être retrouvé et m’a été livré à mon hôtel le vendredi soir, ouf !

Plus de cinq mille cyclistes ont participé cette année aux différentes formules proposées: le Granfondo chronométré (120 km et 1700 mètres de dénivelé), la randonnée Al Bici Ai Casteli ouverte à tous et la randonnée l’Imperiale réservée aux vélos vintage. Il est remarquable de noter que toutes ces épreuves se déroulent sur des routes entièrement fermées à la circulation automobile. Par ailleurs, tous les participants doivent obligatirement porter le maillot de l’épreuve.

ROMA PARCOURS

Quelques célébrités italiennes étaient présentes dont l’ancien champion Francesco Moser venu participer à l’Imperiale sur un vélo ancien.

Le départ au lever du jour au pied du Colisée, le plus emblématique monument de Rome est un moment inoubliable. Cet immense amphithéâtre de 52 mètres de hauteur et 70 000 places, inauguré en l’an 80 après Jésus Christ est réellement impressionnant et la plupart des participants ont immortalisé ce moment en prenant des photos.

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Après un tour dans la ville en passant notamment par la Piazza Venezia et son grandiose monument à Victor Emmanuel II, symbole de l’unité de l’Italie, l’immense peloton s’est dirigé sur des routes quasiment plates vers les collines du parc régional des Castelli Romani situées à une trentaine de kilomètres de Rome.

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La température était très douce et j’ai rapidement baissé mes manchettes.

Le passage à Castel Gandolfo, la résidence d’été du Pape, située au bord du lac d’Albano marquait le début de la partie vallonnée du parcours. Deux côtes d’environs six kilomètres nous menaient successivement à la Rocca Di Papa (643 m) puis la Rocca Priora (746m) dont les sommets étaient malheureusement noyés dans le brouillard. Au ravitaillement situé au sommet de la Rocca Di Papa, j’ai retrouvé mon ami espagnol Biktor Andueza, organisateur de l’Irati XTrem et de la Pirenaica,  en compagnie duquel j’ai effectué la suite du parcours.  Après ces deux ascensions, une belle descente de sept kilomètres nous conduisait  à la courte et pittoresque côte du Rostrum avec son passage à 18% sur une route pavée dans une ambiance digne du Tour des Flandres.

Ensuite, le retour vers Rome sous un beau soleil et par une température estivale ne présentait pas de difficulté si ce n’est un vent contraire assez fort.

Deux kilomètres avant l’arrivée, les participants du Granfondo  retrouvaient ceux de l’Imperiale sortant sur leurs vélos vintage des pavés millénaires de la célèbre via Appia pour rejoindre par la même route les grandioses thermes antiques de Caracalla où était situé le village d’arrivée.

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Le Granfondo Roma était ma dernière cyclosportive au terme d’une saison 2015 bien remplie. L’aspect compétitif était pour moi secondaire sur cette épreuve où je souhaitais avant tout découvrir de nouveaux horizons. Je me classe 974ème sur 2800 participants du Granfondo

Merci à Gianluca Santilli, l’organisateur de l’épreuve pour son accueil et la qualité de son organisation qui permet à quelques milliers de cyclistes de rouler dans le centre de Rome sur des routes entièrement fermées à la circulation et qui sont restées propres à l’issue de l’épreuve.

Pierre GADIOU




La Haute Route des Pyrénées

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Haute Route des Pyrénées du 15 au 21 août 2015 

La Haute Route qui a pour slogan publicitaire « la cyclosportive la plus dure du monde » est une cyclosportive en sept étapes d’environ 800 km et 20 000 mètres de dénivelé dont il existe trois versions : Pyrénées, Alpes et Dolomites qui se déroulent consécutivement entre le 15 août et le 6 septembre.

Grâce à une inscription gratuite offerte par la municipalité d’Arette La Pierre Saint-Martin lors de la Pierre Jacques en Barétous, j’ai eu la chance de participer à la Haute Route des Pyrénées.

Profil des 7 étapes

Profil des 7 étapes

Carte du parcours

Au départ d’Anglet sur la Côte Basque, nous étions près de 400 concurrents venant de trente-deux  pays différents dont seulement une quarantaine de français. La plupart des échanges entre concurrents se faisaient donc en anglais.

Il y avait des participants de très haut niveau comme l’équipe nationale du Kenya dont l’ambition est de participer au Tour de France, une équipe russe et quelques habitués des podiums cyclosportifs (Stefan Kirchmair, David Polveroni, Loïc Ruffaut, …). Le niveau moyen était plus élevé que dans les cyclosportives classiques et les barrières horaires imposées pour le passage au sommet des cols étaient relativement exigeantes. Ma seule ambition au départ était donc de terminer sans me faire éliminer.

La Haute Route est une épreuve haut de gamme dans laquelle les concurrents, en échange d’un prix d’inscription très élevé, bénéficient d’un niveau de service exceptionnel : remise d’une tenue cycliste complète (maillot, cuissard, chaussettes, coupe-vent), remise d’un grand sac de voyage pour le transport des bagages par l’organisation, remise d’un sac à dos pour le transport par l’organisation des affaires permettant de se doucher et de se changer immédiatement après l’arrivée, repas chaud à l’arrivée de chaque étape et massages pour ceux qui le souhaitent, ravitaillements avec produits énergétiques à volonté, remise d’un polo et d’une médaille de finisher à la fin de l’épreuve, briefing quotidien en anglais et en français sur l’étape du jour et le parcours de l’étape du lendemain suivi d’un copieux apéritif (sans alcool), publication  automatique chaque soir des photos des concurrents sur leur page Facebook, publication des résultats sur internet immédiatement après l’arrivée de l’étape, sécurité exceptionnelle avec de nombreux motards sur tout le parcours et à tous les niveaux de la course, assistance technique Mavic sur tout le parcours …

Nous avons globalement bénéficié d’une météo très favorable avec quatre jours de grand beau temps pas trop chaud et trois jours un peu brumeux mais sans pluie.

Etape 1 : Anglet- La Pierre Saint-Martin : 138 km – 3900m D+

Nous avons quitté l’Océan Atlantique sous un ciel couvert pour traverser les collines du Pays Basque en grimpant de nombreuses petites côtes souvent raides jusqu’à Saint-Jean Le Vieux où le dénivelé atteignait déjà plus de mille mètres. Le redoutable col de Burdincurutcheta se dressait alors devant nous avec ses cinq premiers kilomètres à plus de onze pour cent de moyenne et des passages à quinze pour cent. J’ai eu un peu de mal à trouver mon rythme et à atteindre le sommet plongé dans le brouillard. Après une descente de deux kilomètres, la route montait à nouveau pendant six kilomètres dans la forêt d’Iraty jusqu’au col de Bagargui.  Je connais bien la descente extrêmement raide de ce col et j’ai doublé plusieurs concurrents un peu stressés par la pente. Après une dizaine de kilomètres en faux plat descendant dans la vallée du Saison, nous devions gravir le col du Soudet par Sainte Engrâce, un des cols les plus difficiles de France à mon avis (23,7 km à 6,7%). Dans les dix derniers kilomètres, la pente moyenne est supérieure à 9% avec des passages à 16%. Au sommet du col, il ne restait plus que deux kilomètres à parcourir sur la route empruntée par le Tour de France jusqu’à la Pierre Saint-Martin (1656 m) que j’ai atteint à 14h30 alors que la barrière horaire était fixée à 15h40. Dans l’absolu, je pense cette étape était la plus difficile du parcours en raison des nombreux passages très raides caractéristiques des cols basques. Après le repas, des cars nous ont ramené à Pau, lieu de départ des deux étapes suivantes.

Col de Burdincurutcheta

 

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Etape 2 : Pau – Pau : 158 km 2800 m D+

J’étais un peu le régional de l’étape sur ce parcours de Pau à Pau qui passaient par les cols les plus proches de chez moi et que j’ai le plus souvent gravis en vélo : Marie Blanque, Aubisque et Soulor. La météo était idéale avec un beau ciel bleu et une température maximale de 26 degrés. L’ascension de Marie Blanque par son versant ouest est un grand classique du Tour de France. Elle ne dure que dix kilomètres mis la pente se redresse progressivement et devient supérieure à onze pour cent dans les quatre derniers kilomètres. J’ai effectué l’ascension avec trois concurrents finlandais. Quand on sait que la Finlande est un plat pays enneigé pendant plusieurs mois en hiver, on ne peut qu’admirer la volonté de ces finlandais qui s’entraînent en faisant du ski de fond, beaucoup de home trainer et en prenant des routes face au vent du large quand le climat le permet . L’un deux avait installé un petit haut-parleur sur son guidon et pour la première fois j’ai grimpé un col au rythme de morceaux de hard rock ce qui je dois dire m’a bien stimulé. Dans l’Aubisque (1709m), grand classique hors catégorie du Tour de France (16, 5 km et 1200 mètres de dénivelé), j’ai eu un petit passage à vide et je n’ai pas réussi à suivre les finlandais. Heureusement, je me suis senti mieux sur la fin et je les ai rattrapés entre l’Aubisque et le Soulor sur la corniche du Cirque du Litor, une des plus belles routes de montagne du monde, non, non, je ne suis pas chauvin … Nous avons fait ensuite une descente très rapide du versant nord du Soulor avant de rejoindre Pau à vive allure et de profiter de la célèbre vue sur la chaîne des Pyrénées depuis le Palais Beaumont où se trouvait le village de la Haute Route.

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Etape 3 : Pau-Hautacam : 135 km – 3000 m D+

Cette étape comme la précédente parcourait  mes routes d’entrainement habituelles et s’est déroulé sous un ciel couvert mais sans pluie. Les trente premiers kilomètres dans les coteaux béarnais n’étaient qu’une succession de montée et de descente jusqu’à mon village de Bruges où ma famille et mes amis m’ont chaleureusement encouragé à mon passage. J’ai réussi à m’intégrer dans un groupe d’une douzaine de concurrents pour remonter la vallée de l’Ouzom face au vent. Avant d’attaquer les premières rampes du Soulor, je me suis rendu compte que mon guidon s’était desserré et plongeait vers l’avant. Au ravitaillement d’Arthez d’Asson, je me suis arrêté une dizaine de minutes pour attendre la voiture d’assistance Mavic. Malheureusement, le mécanicien n’est pas parvenu à dévisser l’une des vis de ma potence et m’a conseillé de finir l’étape comme cela et de revenir le voir à l’arrivée où il disposerait d’outils plus adaptés. Le temps passant, il était 10h 30 lorsque je suis arrivé à Ferrières où commence véritablement l’ascension de 12 km du col du Soulor. J’étais inquiet sur mes capacités à franchir dans les délais la barrière horaire fixée à 11h40 au sommet du col du Soulor. Je me suis donc fait violence dans cette montée que je connais par cœur pour finalement atteindre le sommet à 11h28 après avoir doublé plusieurs concurrents. Une cinquantaine de concurrents ont franchi sommet hors délais et auraient normalement dû être éliminés. Heureusement, les organisateurs se sont ensuite rendus compte que cette barrière horaire était trop exigeante par rapport à l’heure limite d’arrivée à Hautacam et dans la soirée, ils ont repêché la plupart des éliminés. Le chronomètre était neutralisé dans la descente sur Argelès-Gazost que j’ai effectuée tranquillement. Il n’empêche que j’avais fourni un gros effort et que j’étais bien « entamé » avant d’aborder les premières rampes de la montée vers Hautacam (13 km -1150m de dénivelé). J’adore cette ascension très irrégulière avec des passages très raides entrecoupés de passages plus faciles. Sous un ciel couvert, la température était relativement fraîche et j’ai rapidement trouvé un bon rythme malgré la difficulté à me mettre en danseuse avec mon guidon rabaissé.  J’ai doublé quelques concurrents et j’ai atteint sans problème l’arrivée au sommet malheureusement noyé dans le brouillard avant de redescendre vers Argelès-Gazost pour me changer, prendre mon repas et surtout faire réparer mon guidon.

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Etape 4 : Argelès Gazost – Saint Lary : 115 km – 3400 m D+

Le ciel était à nouveau couvert et la température assez fraîche au départ de cette étape qui débutait par l’ascension du célèbre col du Tourmalet (2113m), le col le plus souvent franchi par le Tour de France. Le peloton s’est étiré dès le départ et des groupes se sont formés dans les gorges avant Luz Saint-Sauveur où débutent vraiment les difficultés. Il reste alors 18 kilomètres et 1300 mètres de dénivelé à gravir jusqu’au sommet, quasiment sans répit, avec des pentes oscillant entre sept et dix pour cent. J’ai adopté un rythme prudent en surveillant mon cardio et j’ai bien géré mon ascension. Il ne faisait que quatre degrés au sommet. Le versant est du col était noyé dans un épais brouillard qui rendait la descente très délicate. A la Mongie, la route recouverte de crottes de brebis sur cinq cent mètres était très glissante. Le passage des paravalanches était glacial et le freinage était pénible avec les mains gelées. A partir d’Artigues, la température était plus douce et la fin de la descente jusqu’à Sainte Marie de Campan s’avéra nettement plus agréable. Sans transition, il fallait alors grimper le col d’Aspin relativement facile par ce versant qui ne m’a pas posé de problème. Je me suis régalé dans la belle descente sinueuse vers Arreau et la vallée d’Aure.  Une quinzaine de kilomètres en faux-plat montant nous menait alors au pied du col d’Azet (1580m) dont la montée de huit kilomètres à 8,3% de moyenne était difficile en fin d’étape avant de plonger sur l’arrivée à Saint-Lary sous une légère bruine.

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Etape 5 : Montée du Pla d’Adet contre la montre : 12km et 900 m D+

Cette journée très ensoleillée et très chaude était un peu la journée de repos puisqu’il s’agissait seulement de grimper les douze kilomètres séparant  Saint-Lary du Pla d’Adet (1680m). Cette ascension est très exigeante avec un pourcentage moyen de 8,1% et elle a été empruntée plusieurs fois par le Tour de France, notamment il y a quarante ans en 1974 lorsque Raymond Poulidor, âgé de trente-huit ans, y avait battu le grand Eddy Merckx. S’agissant  d’un contre la montre, nos départs se faisaient toutes les vingt secondes dans l’ordre inverse du classement général sur une rampe inclinée identique à celle du Tour de France, ce que je n’avais encore jamais eu l’occasion d’expérimenter. Je suis parti vers 10h30. Après quatre étapes, les jambes étaient un peu lourdes et j’avais décidé de ne pas trop forcer afin de garder des forces pour la suite. Toutefois, je me suis un peu laissé prendre au jeu en essayant de ne pas me faire rejoindre et de rattraper les concurrents qui me précédaient. J’ai fini 257èmeen  57minutes et 56 secondes ce qui m’a permis de gagner deux places au classement général en passant de la 259ème place à la 257ème place. Je constate d’ailleurs que mes résultats ont  été très réguliers autour de la 250ème place dans toutes les étapes. Afin de ne pas gêner les concurrents qui montaient, nous étions autorisés à prendre le téléphérique pour redescendre à Saint-Lary où j’ai passé une agréable après-midi en compagnie de Catherine venue me rejoindre. Ayant remarqué un léger claquement dans mon pédalier, je suis allé voir l’assistance Mavic qui l’a réglé en supprimant un léger jeu dont provenait certainement le bruit.

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Etape 6 : Saint-Lary – Superbagnères : 122 km – 3800 m D+

Le temps était beau et chaud pour cette étape dite marathon, annoncée comme la plus difficile par les organisateurs avec quatre cols au programme : Azet, Peyresourde, Port de Balès et Superbagnères.

Dès la sortie de Saint-Lary, la montée de dix kilomètres du col d’Azet avec des passages à plus de dix pour cent était une entrée en matière assez rude et mieux valait rester prudent et profiter du remarquable paysage offert par ce col vu la suite de la journée. J’étais content de constater que le bruit dans mon pédalier avait disparu. La descente vers Loudenvielle  sinueuse et technique menait quasiment sans transition au pied du célèbre col de Peyresourde, grand classique du Tour. J’ai grimpé les huit kilomètres de ce col à bonne allure avec un groupe très cosmopolite comprenant des italiens, des allemands et des anglais que j’ai laissé filer dans le dernier kilomètre pour ne pas me mettre en surrégime alors que la température commençait à monter. La descente du col de Peyresourde n’est pas technique et permet de dépasser facilement les 70 km/h dans de grandes lignes droites jusqu’à l’embranchement à gauche vers le col de Balès (1755m – 15,8 km à 6,1%) après lequel la route se cabre immédiatement à plus de 10 pour cent sur quatre kilomètres. Là, mon pédalier s’est  mis à craquer de plus en plus à chaque tour de manivelle sans que j’arrive à déterminer d’où venait ce bruit. J’ai vu le moment où j’allais être obligé de m’arrêter mais j’ai néanmoins continué en espérant me faire rattraper rapidement  par une voiture d’assistance Mavic. Après une portion moins raide dans la vallée de Bourg d’Oueil, les six derniers kilomètres sont plus raides et spectaculaires dans un paysage pastoral au milieu des troupeaux de vaches et de brebis qui occupent la route par endroit. Par miracle, mon pédalier a cessé de craquer sans que je comprenne pourquoi et j’ai atteint joyeusement le sommet baigné dans une lumière idéale pour admirer la vue remarquable sur sommets de plus de 3000 mètres d’altitude du Luchonnais. La descente très dangereuse sur une route raide et en mauvais état judicieusement neutralisée. Dans la vallée, je me suis retrouvé en compagnie de quatre autres concurrents dont une cycliste brésilienne toujours prête à prendre les relais pour parcourir les vingt-cinq kilomètres nous séparant de Bagnères de Luchon où nous passions devant le village de la Haute Route avant de commencer la longue ascension de dix-huit kilomètres vers Superbagnères (1791m) sur une route surchauffée.  Cette montée, plusieurs fois empruntée par le Tour de France garde le souvenir d’une magnifique victoire contre la montre de Federico Bahamontés et d’une énorme défaillance de Bernard Hinault qui y perdit toute chance de remporter un sixième Tour de France. Quant à moi, je l’ai abordé prudemment en sachant que les six derniers kilomètres sont les plus beaux mais aussi les plus difficiles. En avance d’environ une heure et demi sur la barrière horaire, je n’ai pas eu envie de forcer et je suis arrivé au sommet moins fatigué que je le craignais.  Après un regard sur le pic d’Aneto (3404m) et une pensée nostalgique pour mon escalade de ce pic par l’arête des Tempêtes il y a quinze ans, je suis redescendu sur Luchon pour retrouver Catherine et me restaurer.

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Etape 7 : Bagnères de Luchon – Toulouse : 155 km – 1500 m D+

Cette dernière étape s’est déroulée dans une température caniculaire (34 degrés à l’arrivée à Toulouse). Elle ne comportait qu’une seule grosse difficulté : l’ascension du col de Menté (1349 m) par Saint-Béat. La fatigue commençant à se faire sérieusement sentir, ce col de 9,3 kilomètres et 850 mètres de dénivelé soit une pente moyenne de 9,1% m’a paru bien long et j’étais heureux en franchissant le sommet car j’étais alors presque certain de finir cette Haute Route des Pyrénées. La suite du parcours s’avéra cependant assez sportive sur des routes très vallonnées. Le rythme très soutenu du groupe dans lequel je me trouvais m’obligea à puiser dans mes dernières réserves pour ne pas me faire lâcher avant l’arrivée à Saint Lys à une vingtaine de kilomètres de Toulouse où se terminait la partie chronométrée de cette étape. A l’arrivée, j’ai reçu avec plaisir ma médaille et mon polo de finisher de la Haute Route des Pyrénées.

HRP MEDAILLE

Je termine 248ème au classement général sur 298 concurrents classés. Une soixantaine de concurrents ne sont pas classés pour cause d’abandon ou d’arrivée hors délais sur une des étapes. C’est l’autrichien Stefan Kirchmair qui remporte la victoire finale. Il faut saluer également la performance de Christian Haettich, amputé d’un bras et d’une jambe, qui a terminé cette Haute Route dans les délais avant d’enchaîner sur les Alpes et les Dolomites

C’est la première fois que je participais à une cyclosportive par étape et je suis très satisfait car j’ai pu constater que je récupère correctement des efforts entre deux étapes. J’avoue que mon esprit aurait bien aimé enchaîner sur la Haute Route des Alpes comme certains concurrents l’ont fait .Il n’est cependant pas certain que mon corps aurait apprécié … J’ai apprécié l’ambiance cosmopolite de la Haute Route qui m’a permis de côtoyer des cyclistes d’horizons très variés.J’ai également apprécié l’organisation irréprochable notamment sur le plan primordial de la sécurité.

Je remercie sincèrement la municipalité d’Arette La Pierre Saint-Martin de m’avoir donné l’opportunité de participer à cette Haute Route des Pyrénées.

Le seul bémol est que j’ai maintenant envie de participer à la Haute Route des Alpes ou à la Haute Route des Dolomites …

Pierre Gadiou

 

 




Max’Cîmes du Pays de Luchon

27082015

La Max’Cîmes le 2 août 2015 à Luchon

La Max’Cîmes du Pays de Luchon est une nouvelle épreuve consistant à gravir entre un et six cols en aller-retour depuis Bagnères de Luchon entre 7h du matin et 19h. Les organisateurs (Luchon Louron Cyclisme – club FSGT) m’ont indiqué que c’est l’Immortelle qui leur avait donné l’idée de créer ce nouveau défi pyrénéen, ce dont je me réjouis.

En raison d’un manque de communication, cette première édition n’a réuni que quatre-vingt participants dont quelques habitués de l’Immortelle.

Un très beau temps nous a permis de profiter au maximum des paysages mais la forte chaleur de l’après midi (34 degrés à Luchon) était difficile à supporter.

Les six cols au programme étaient les suivants :

Artigue : 10.350 km, dénivelé positif : 607 m
Col du Portillon : 10.240 km, dénivelé positif : 671 m
Hospice de France : 11.520 km, dénivelé positif : 811 m
Superbagnères : 18.340 km, dénivelé positif : 1209 m
Peyresourde : 15.470 km, dénivelé positif : 1068 m
Port de Balès : 21.300 km, dénivelé positif : 1224 m

Soit au total 175 kilomètres et 5586 mètres de dénivelé pour le parcours complet.

Arrivée un peu en retard, je n’ai pris le départ qu’à 7h30 accompagné par mon gendre Holger.

Nous avons décidé de commencer par les deux cols les plus longs : Port de Balès et Supebagnères  classés hors catégorie lorsqu’ils sont empruntés par le Tour de France.

Le port de Balès, bien que présentant une portion très difficile de 4 km à 11% – malheureusement couverte de gravillons – nous a paru relativement facile dans la fraîcheur du matin. Nous avons rencontré des vaches et des brebis sur la route de ce col très pastoral et au sommet nous avons bénéficié d’une lumière idéale pour admirer le paysage.

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De retour à Luchon, Holger souhaitant s’arrêter quelques minutes, j’ai attaqué seul la longue montée vers Superbagnères qui est un peu monotone au début. Sur une portion de trois bons kilomètres, la route en réfection était recouverte d’une épaisse couche de gravillons très désagréable. Les six derniers kilomètres en lacets dans les alpages sont magnifiques. On aperçoit constamment le Grand Hotel situé au sommet mais on a l’impression de ne jamais y arriver et les derniers hectomètres à plus de dix pour cent m’ont paru difficiles alors que la température commençait à monter. Heureusement, les efforts étaient largement récompensés par le somptueux panorama sur l’Aneto (3404 mètres d’altitude et point culminant des Pyrénées et sur les 3000 du Luchonnais qui m’a rappelé quelques escalades dans ce massif.

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Après avoir hésité sur le choix de ma troisième ascension, j’ai opté pour le col de Peyresourde, grand classique du Tour de France, classé en première catégorie. Dans l’absolu, ce col n’est pas très difficile mais le grimper en plein milieu de journée après deux autres cols, par une température de 32 degrés et sur une route très exposée au soleil n’est pas une mince affaire et j’ai pas mal souffert dans cette montée. La légère brise qui soufflait au sommet m’a fait du bien et je me suis régalé dans la descente vers Luchon dans laquelle certaines portions droites permettent de dépasser facilement les 70 km/h. J’ai croisé mon ami Michel, un ami poitevin habitué de l’Immortelle et grand connaisseur des cols du coin car il possède une résidence secondaire à Luchon. Il m’a conseillé d’aller grimper la route de l’Hospice de France que je ne connaissais pas en m’indiquant que la route était en parfait état et en m’avertissant  que c’était raide sur la fin …

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Après le pointage à Luchon, j’ai donc pris la direction des Hospices de France en compagnie de trois autres participants. Les cinq premiers kilomètres de la montée empruntent la route de Superbagnères, puis on bifurque sur une petite route à gauche qui met tout de suite dans l’ambiance avec un passage à douze pour cent. Ensuite, ça se calme un peu et la route monte dans la forêt. Ce passage à l’ombre m’a revigoré avant d’attaquer les quatre derniers kilomètres redoutables avec une pente moyenne de plus de onze pour cent et des passages à seize pour cent. J’ai beaucoup apprécié cette montée qui mène dans un endroit très bucolique très fréquenté par les touristes en août.

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De retour à Luchon, il me restait donc le choix entre le col du Portillon que je connais et la montée en cul de sac vers le village d’Artigue que je ne connaissais pas. Suivant à nouveau les conseils de mon ami Michel, j’ai pris la direction d’Artigue sous une chaleur écrasante. Après trois kilomètres de plat, il faut affronter six kilomètres de montée en plein soleil dans lesquels la pente ne descend que très rarement en dessous de dix pour cent. J’ai pris mon temps pour monter sur cette route très calme et j’ai néanmoins doublé deux autres participants assommés par la chaleur. A l’entrée du village, une plate-forme permet de jouir d’une vue remarquable sur la vallée de Luchon et je suis ravi d’avoir découvert cette montée.

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De route à Luchon à 17h45, j’ai appris que les organisateurs désiraient arrêter les participants à 18h00 et non 19h00 comme cela était prévu initialement. Il était donc trop tard pour que je parte grimper le Portillon. Il aurait fallu que je parte plus tôt le matin. Ceci dit, je ne suis pas trop déçu car ceux qui y sont allés ont pesté contre les gravillons qui recouvraient la route …

Le bilan de ma journée est donc de cinq cols, 155 km et 4800 mètres de dénivelé.

Un seul participant aura réussi à gravir tous les cols et huit participants ont gravi cinq cols dont Isabelle, Louis et Michel, trois amis fidèles de l’Immortelle, et moi-même.

Je suis satisfait de cette participation à cette première édition de la Max’Cîmes. Cependant, j’espère que l’année prochaine, les organisateurs prévoiront des ravitaillements un peu plus variés et des délais un peu plus larges pour permettre à un plus grand nombre de participants de gravir tous les cols.

 

Pierre Gadiou




Pierre Jacques en Baretous 2015

27082015

La Pierre-Jacques en Baretous : 25 juillet 2015 à Aramits (Pyrénées-Atlantiques)

Sur les traces du Tour de France …

Quelques jours après l’arrivée du Tour de France à la Pierre Saint-Martin, devenue en une après-midi un haut lieu du cyclisme mondial, la Pierre Jacques a connu un beau succès et battu son record de participation avec près de cinq cent concurrents.

L’AS Meudon était également représenté par Laurent Guilmeau qui participait à cette épreuve dans le cadre du Trophée National UFOLEP.

Au départ, les conversations tournaient évidemment autour de l’ascension du col de la Pierre Saint-Martin (1765m) par les coureurs du Tour qui s’est avérée décisive pour le classement général. Ce col constitue traditionnellement  la première difficulté du parcours de la Pierre Jacques. Les spécialistes et les habitués de la Pierre Jacques savent depuis longtemps que c’est un des cols les plus durs de France mais il a désormais acquis une renommée mondiale bien méritée.

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J’ai participé à toutes les éditions de la Pierre Jacques depuis sa création, les organisateurs sont des amis et j’ai une affection particulière  pour cette épreuve dont le parcours est un des plus beaux et des plus difficiles des Pyrénées et j’ai eu le plaisir de me voir attribué le dossard numéro 1.

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Après la canicule des jours précédents, cause de nombreuses défaillances sur le Tour, c’est un temps frais et couvert qui nous a accompagnés ce qui me convenait parfaitement et m’a permis de battre mon record personnel sur la montée du col de la Pierre Saint-Martin dont les quatre derniers kilomètres était plongés dans le brouillard ce qui empêchait malheureusement de profiter du paysage karstique très spectaculaire. Laurent a réalisé une belle ascension de ce col et a franchi le sommet une centaine de mètres devant moi.

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Après un début de descente très humide sur le versant espagnol, quelques rayons de soleil permettaient de se réchauffer dans la vallée d’Isaba. J’ai ensuite bien négocié les montées de l’alto Lazar et du port de Larrau dont le sommet noyé dans le brouillard marquait le retour en France. La descente très raide sur une route mouillée nécessitait la plus grande prudence et deux chutes heureusement sans gravité s’y produisirent.

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Un peu fatigué après mon enchaînement de cyclosportives de haute montagne les semaines précédentes, j’ai décidé de me contenter du moyen parcours  (118 km et 2800 mètres de dénivelé) et de rentrer directement sur Aramits par la côte de Montory  avec trois autres concurrents alors que les concurrents du grand parcours (148 km et 3800m de dénivelé) , dont Laurent,  devaient encore gravir le très difficile versant ouest de la Pierre Saint-Martin par Sainte-Engrâce jusqu’au col du Soudet avant de plonger sur l’arrivée par le versant nord du col gravi au début.

Au final, je me classe 96ème du moyen parcours sur 240 classés en 5h02 soit une moyenne de 23,8kmh ce qui est un de mes meilleurs résultats sur cette épreuve. Laurent Guilmeau réalise une belle performance en se classant 62ème sur les 130 concurrents du grand parcours, réputé pour sa grande difficulté. A noter également la superbe performance de Manu Radenac, ancien membre du club, qui termine 4ème au scratch et 3ème de sa catégorie sur le moyen parcours.

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A l’arrivée, les concurrents étaient unanimes sur la beauté et la difficulté du parcours transfrontalier de la Pierre Jacques. Une fois de plus, Mathieu Dumont et Jean-Marc Goudin, grands habitués des podiums pyrénéens, ont pris les deux premières places du grand parcours.

Comme chaque année, un excellent repas très convivial à base de produits locaux clôturait la journée et un écran géant permettait de suivre l’arrivée du Tour à l‘Alpe d’Huez avant la remise des récompenses , des blocs de marbre très originaux, copies miniatures de la borne frontière 262 situé au col de la Pierre Saint-Martin où est célébrée chaque année la Junte de Roncal, un traité ancestral entre la vallée française de Baretous et la vallée espagnole d’Isaba régissant l’usage des pâturages et des sources par les bergers.

Lors de cette remise des récompenses, mon ami Alain Miramont, l’organisateur de la Pierre Jacques, proposa aux concurrents présents et intéressés de tirer au sort deux inscriptions gratuites à la Haute Route des Pyrénées, offertes par les organisateurs de la Haute Route à la municipalité d’Arette La Pierre Saint-Martin en tant que ville étape de cette épreuve. J’ai saisi l’opportunité de participer à ce beau challenge cyclosportif (800 km et 20 000 mètres de dénivelé en sept étapes) et comme nous n’étions que deux intéressés, j’ai eu le plaisir de recevoir de me voir remettre une inscription à la Haute Route dont je ne manquerai pas de faire un compte-rendu.

Pierre Gadiou




La Marcel Queheille

26082015

Dimache 16 Aout 2015 en vacances au pays basque j’en profite pour effectuer cette cyclosportive  » la Marcel Queheille ».

Je suis engagé sur le petit parcours « la souletine » de 104 km et 2300 m de D+.

Sur le parking la majorité des participant sont de la région,département 64,65 et des Espagnols…je les sents bien affutés.

Départ donné à 8h45 et neutralisé sur 2 km.

La voiture prend le large et c’est partie.la route qui nous mène au premier col « col d’osquich » est valonnée mais je reste dans le peloton,puis arrive le premier col 6km à 5,4% de moyenne.

J’ai du mal à suivre le rythme des locaux et je finis par me retrouver dans les dernières positions.On se retrouve à 4 dont un gars de Tarbes qui me dit  » gères car après les 2 autres cols sont très dur ».

Evidemment je suis c’est conseils,premier col passé belle descente puis 5/6 km de vallée.

2 éme col « col de Gamia » monté tranquillement, le début assez raide mais bon d’en l’ensemble ça va,je monte à mon rthyme et en me retournant j’ai laché le gars de Tarbes.

Les temps morts n’existent pas au Pays Basque, sitôt la descente achevée, sitôt confronté à une nouvelle grimpée, en l’occurrence le redoutable col de Bagargui,

le premier panneau indique un sommet à 17 km et un pourcentage de 11% sur le 1er kilométre,ça pique,2 éme kilométres  11,3%, 3éme kilométres 9,4% , 4éme kilométre 11%,c’est terrible

ce col est redoutable,certains posent pied à terre.rien à voir avec les cols des alpes que j’ai pu déjà grimper.

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Une fois passé ce terrible col à mes yeux ,je n’ai plus de jambes,arrêt en haut du col pour se ravitailler,j’en profite quand même pour admirer les magnifiques paysage du pays basque…..de toute beauté.

Ensuite plus de difficultés une longue descente et retour sur du plat (et oui ça existe dans cette région) jusqu’à la ligne d’arrivée mauléon-Licharre.

Bon mon classement est à l’image des difficultés que j’ai ressenti : 102 éme sur 117 en 5h02 .

Par contre c’est une petite cyclo trés sympa,bien organisée avec à la fin un bon petit repas pour vous remettre sur pieds.

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Etape du Tour 2015

5082015

Etape du Tour Saint-Jean de Maurienne – La Toussuire le 19 juillet 2015

L’Etape du Tour, rendez-vous incontournable de l’été cyclosportif, a connu cette année un énorme succès en rassemblant près de quinze mille cyclistes venus du monde entier pour gravir les cols légendaires du Tour de France. C’était ma dix-septième participation à cette épreuve. Trois autres meudonnais y participaient également (Pierre Dick, Etienne Kester et Fred Millet)

Le parcours de cette étape était difficile et magnifique (138 km et 4535 mètres de dénivelé) avec quatre ascensions au programme : le col de Chaussy (1533m – 14 km à 7,4%), le col de la Croix de Fer via le col du Glandon (2067m – 22,4 km à 6,9%), le col du Mollard (1630m – 6 km à 6,9%) et la montée vers la Toussuire (1705m, 18 km à 6,1%)

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Il a fait très chaud durant toute la journée et notamment dans l’ascension de la Toussuire où mon thermomètre indiquait 37 degrés. Dans ces conditions, je sais que je dois surveiller mon rythme cardiaque pour ne pas risquer l’abandon sur coup de chaleur et j’ai donc veillé à ne pas dépasser 150 battements par minute sauf dans les derniers kilomètres du col du Glandon où je n’ai pas pu faire autrement en raison de la raideur de la pente.

J’ai découvert le col de Chaussy, gravi pour la première fois par le Tour cette année car le haut du versant ouest par lequel nous sommes descendus n’a été goudronné qu’en 2013.  La montée de ce col dans la fraîcheur du matin était très agréable avec de beaux panoramas et un environnement champêtre préservé à l’écart des stations de sport d’hiver. La descente sur une route étroite et sinueuse était dangereuse et deux accidents ont eu lieu ce qui a contraint les organisateurs à bloquer pendant quelques minutes les concurrents ayant un dossard supérieur à 3000 pour permettre à l’hélicoptère d’intervenir. Même si cela est contestable sur un plan purement sportif, je pense que sur les épreuves de masse réunissant des cyclistes de niveaux très différents, la neutralisation du chronomètre devrait être la règle comme c’est déjà le cas sur la Marmotte et la Time Megève Mont-Blanc.

Une vingtaine de kilomètres dans la vallée de la Maurienne nous conduisait ensuite à Saint-Etienne de Cuines  au pied du col du Glandon dans lequel j’ai commencé à souffrir de la chaleur. J’ai effectué la première moitié de l’ascension avec mon ami Eric Vallade de Versailles mais j’ai ensuite du laisser partir devant pour ne pas me mettre en surrégime. J’ai mis 1h59 à monter ce col, exactement le même temps qu’il y a trois ans lors de l’Etape du Tour Albertville – La Toussuire.  Dans les derniers kilomètres, de nombreux camping- cars étaient déjà installés pour voir passer les pros cinq jours plus tard !

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Après quelques hectomètres de descente, la courte montée du col du Gandon au col de la Croix de Fer n’était qu’une formalité avant la descente sur Saint-Sorlin d’Arves dans laquelle on pouvait profiter d’une vue superbe sur le pic de l’Etendard et son glacier. La fonte de ce glacier très avancée pour juillet est un signe visible du réchauffement climatique qui devrait être une des préoccupations majeures de notre société …

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La montée du col du Mollard ne m’a pas paru très difficile et au sommet et  j’ai apprécié la vue magnifique sur les aiguilles d’Arves avant la descente extrêmement sinueuse vers Saint-Jean de Maurienne au pied de la Toussuire.

Dans la montée vers La Toussuire, mon thermomètre indiquait 37 degrés,  je me suis beaucoup arrosé pour me rafraîchir et j’ai atteint le sommet sans trop forcer.

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Je termine 3453ème en 8h10 sur 9556 finishers et 105ème de ma catégorie sur 501. La chaleur et la difficulté du parcours ont donc entraîné près de 3000 abandons ou arrivées hors délai.

Le principal fléau du cyclosport et notamment de l’Etape du Tour, à savoir la topette ou tube de gel énergétique en plastique laissé sur la route par des concurrents mal éduqués est en régression certa Etant remonté à la Toussuire en voiture dans la soirée, j’ai pu constater avec plaisir que l’état de la route n’était pas parfait mais en nette amélioration par rapport aux années précédentes.

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Les concurrents ont largement préféré les tuyaux aux tubes, je veux dire les tuyaux d’arrosage avec de l’eau fraiche et incolore dont l’efficacité pour se rafraîchir est unanimement reconnue par les plus grands spécialistes. On ne peut que remercier les nombreux riverains du parcours qui ont passé leur journée à asperger les concurrents pour leur éviter un coup de chaleur. La canicule a quand même parfois des effets dévastateurs, j’en ai vu un s’arroser avec  sa boisson énergétique, heureusement il n’y avait pas de guêpes dans le coin …

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Sur les ravitaillements, les petites quiches et pizzas confectionnés par un traiteur de la vallée, ainsi que les morceaux de Beaufort ont connu un franc succès, oui c’est quand même meilleur que ces maudites topettes et en plus il n’y a pas d’emballage à déchirer et à jeter, une économie d’énergie non négligeable ! Il convient également de saluer le repas à base de spécialités locales (saucisses et crozets de Savoie) servis à tous les concurrents à l’arrivée.

Pour beaucoup, le weekend s’est terminé comme il avait commencé dans les bouchons sur la route entre la Toussuire et Saint-Jean de Maurienne. En effet, l’organisation de cette Etape du Tour était globalement excellente mais c’était une mauvaise idée de placer le village d’accueil en altitude dans une station mal équipée pour accueillir 15 000 véhicules. Le bilan carbone et les nerfs des participants en ont pâti, espérons que les organisateurs sauront en tirer les enseignements pour les prochaines éditions.

Pierre Gadiou







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